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Ça y est, j’ai la piqure du micro cinéma. Ça me démange tellement que je crois bien participer au Kino de Matane dans une semaine… Il faut dire que de voir apparaitre son nom au générique de 6 films (exepté le nôtre) n’a rien de désagréable en soi et tout d’encourageant!
Nous avons relevé le défi: jeudi dernier, nous présentions notre court sur Saint-Laurent, nerveux mais plutôt fiers. Un film fait par des jeunes et pour des jeunes, écrit, tourné et monté en 3 jours… je vous confirme que c’est plus facile à imaginer qu’à faire. Le résultat me satisfait entièrement, compte tenu des circonstances et des imprévus. Somme toute, Damoiselle Elizabeth, notre film, a récolleté de bonnes critiques.
De belles rencontres de kinoïtes passionnés, et surtout beaucoup de plaisir, ont certifié mon envie de créer un événement du genre pour les jeunes dans un avenir rapproché. Je pense que ce serait une expérience riche, grandissante et très “réforme”, qui s’inscrirait parfaitement au curriculum des courts d’art et communication ou encore à des projets multidisciplinaires. C’est un pensez-y bien.
Sur ce, je vous invite à (re)visiter le site de Kino qui compte des cellules partout dans le monde. Qui sait, peut-être un jour irais-je à Sydney tourner un micro-film…
Gabrielle et Stéphane pendant le tournage de Damoiselle Élizabeth.
Vanessa, Alexandra, Céline et Yana dans la scène du pic-nic.
Moi, Stéphane et Gabrielle, concentrés.
L’expérience KinoKabaret bat son plein et, comme je le souhaitais, j’ai touché à plusieurs aspects de la production déjà. Outre la perche et la prise de son, on m’a demandé de faire de la figuration pour une trilogie belge et du repérage en voiture à travers Montréal pour quelques équipes. Dans le feu de l’action, entraînée par toute cette activité créatrice, j’ai pondu un scénario ainsi qu’un storyboard. Présentement, je prépare la logistique du tournage de mon film qui aura lieu demain (lundi) et mardi. Stéphane Lauzon et moi allons coordonner une équipe d’élèves pour le tournage, le montage se fera mercredi. Sans en dire trop, c’est une comédie fantastique et ce sera présenté jeudi soir prochain (26 juillet 2007) au Monument National (1182 blv St-Laurent) à 21h00. Pas besoin de vous dire qu’on a très hâte! Je vous invite donc à vous joindre à nous; pour avoir assisté aux premières projections, laissez-moi vous dire qu’on rigole beaucoup! D’autres aventures plus tard… à suivre!
Matthew, Jean-Sébastien et Isabelle lors du tournage du film
Le suicide est une fleure bleue qui donne espoir.
Petit moment de fatigue pour la perchiste…
Pour les 10 prochains jours, je participerai activement au KINO Kabaret d’été qui commence une toute nouvelle tradition sous le titre des “Rencontres Internationnales de Micro-Cinéma” de Montréal. J’y vais en tant qu’enseignante et fière représentante de KinoJeunesse afin de prendre le pouls de ce festival en devenir. J’y vais surtout pour participer en tant qu’aide de plateau/comédienne/n’importe quoi, pourvu que je touche un peu à tout et que je vive entièrement, 24h/24, un 10 jours complètement KINO.
KINO Kabaret, grosso-modo, c’est le gros événement d’une bande de cinéastes underground, “fauchés en argent mais riches en idées”, qui font des films avec rien, en seulement 48h et pendant 10 jours. Tout un défi! La rencontre de ce soir au KINOlab fût joviale et ma foi, fructueuse! Je sais déjà que, demain, je passerai la journée en tant que perchiste!
KINO Kabaret offre aussi des ateliers gratuits. Cette année, le mixage sonore, les droits d’auteurs et la haute définition sont à l’honneur. Un atelier sur la direction de comédiens est aussi présenté au coût de 10$.
Tous les films produits lors de ces 10 jours complètement fous seront présentés lors de 5 incontournables soirées de projection:
20 juillet, 21h au Ô Patro Vys
22 juillet, 21h au Théâtre D.B. Clarck
24-26-28 juillet, 21h au Monument National (studio Hydro-Québec)
Contribution volontaire.
De plus, le cinéma ONF présentera “Faisons Court, faisons bien!” les 23-25 juillet à 19h, dans le cadre du KINO. La crème du micro cinéma vous y attend.
Contribution volontaire.
Finalement, pour les plus “hard core”, il y aura une soirée trash le 21 juillet, 21h, au café Cléopatre. Cette soirée porte le nom de SPASM et, compte tenu du contenu assurément offensant de cette présentation, elle est réservée aux 18 ans et +, au coût de 10$.
Prochainement, je vous raconterai plus en détails mon expérience KINO qui, je le souhaite, vous donnera le goût d’y participer vous aussi un jour!
Références et complément d’informations:
www.microcinema.ca
www.kino00.com
www.kinoj.com
Les locaux du quartier général KINO.
La vidéo étant une invention récente et donc un médium artistique jeune, son utilisation artistique est encore bien méconnue. Pourtant, dès l’apparition de la vidéo, des artistes ont senti le potentiel inoui de cette technologie et l’ont exploité à travers leur démarche artistique. Ainsi sont nés autant de types de vidéo que de types d’art tel la vidéo-danse, vidéo-théâtre, vidéo-poésie…
Pour des jeunes du secondaire, le concept de vidéo d’art semble difficile à saisir pour des raisons attribuables à la non-variété des diffuseurs télévisuels ainsi qu’au manque et à la difficulté d’accéder à des exemples pertinents. La vidéo, dans notre société, est souvent considérée comme un outil pratique utilisé à des fins de sensibilisation, publicité, informations, et non comme une discipline artistique utilisée à des fins d’expression. *(1)
Je crois qu’il est important bien sûr de travailler d’une part la vidéo plus “conventionnelle” par le biais du court métrage de fiction, d’émissions à caractère informatif mais j’insiste sur le fait qu’il devrait y avoir une place dans le programme pour travailler la vidéo comme un art en soit et de l’utiliser comme médium brut et non comme un simple intermédiaire.
Le nouveau programme valorise l’intégration des nouvelles technologies dans toutes les matières hors, à mon sens, si l’élève travaille le même type de projet vidéo dans chacun de ses cours, le médium perdra de sa valeur artistique pour devenir un simple outil de travail. Je crois ainsi que le cours d’art et communication devrait s’appuyer davantage sur la vidéo comme moyen d’expression artistique et valoriser la production de vidéos d’art. Du moins, c’est la ligne de conduite que j’adopterai.
*(1) ne pas confondre ici vidéo avec cinéma.







